logo
bannerTop
categorie
 
 
recherche
 
recherche
newsletter
 
espace_publicitaire

bandeau_placer_mon_argent_01

accueil
newsletter
experts
contact
fleche derniers_articles
feuille L'absentéisme s'est fortement accru malgré le contexte de crise


L’absentéisme en France a connu un bond cette année avec 17,8 jours d’absence en moyenne par salarié. Le secteur des Services et le secteur de la Santé, les PME et le Sud de la France affichent les taux d’absentéisme les plus forts, selon le 2ème Baromêtre d’Alma Consulting Group, effectué auprès de 200 DRH.

Alma Consulting Group a recueilli et retraité les données d’absentéisme pour déterminer un taux « homogène » et établir des statistiques fiables entreprise par entreprise, dans les différents secteurs d’activité et ce au niveau national et régional. L’enjeu : donner la possibilité aux DRH de comparer leurs résultats d’absentéisme. L’enquête a été réalisée auprès des DRH de près de 200 entités représentant entreprises, établissements d’entreprise, organismes publics et établissements hospitaliers soit 410 284 collaborateurs.

« Le taux d’absentéisme est un indicateur de performance de la gestion de ressources humaines. Disposer de données comparatives s’avère par conséquent essentiel pour un DRH. C’est l’ambition du baromètre : déterminer et analyser les évolutions de l’absentéisme en France », indique Olivier Gignoux, Directeur du Pôle social d’Alma Consulting Group. 

Les données de l'absentéisme en France

Le taux national s’élève à 4,85% ou 17,8 jours d’absence en moyenne par salarié, soit une augmentation de  plus d’un point du taux d’absentéisme depuis l’année dernière (3,69%).Les résultats d’absentéisme par secteur d’activité confirment la tendance observée l’an passé: les secteurs des Services et de la Santé connaissent une croissance record de leur absentéisme avec des taux s’élevant respectivement à 5,16 % et 5,01%, qui les placent devant des secteurs comme l’Industrie (4,01%) ou le BTP (4,47%).

Le secteur du Commerce détient cette année encore la palme du présentéisme avec 3,47%. Ce sont des performances à attribuer aux différents niveaux de prises de conscience : le secteur de l’Industrie notamment apparaît comme le précurseur en matière de gestion et réduction de l’absentéisme.  

La région Rhône-Alpes, comme l’année dernière, confirme le plus faible absentéisme par rapport au reste de la France. A l’opposé, c’est la région Méditerranée qui présente le taux d’absentéisme le plus fort avec un taux moyen affichant 5,3%, remplaçant le Grand-Est, qui constituait la région la plus touchée l’année dernière. Il est à noter que 40 % des organisations interrogées du Grand-Est ont eu recours à du chômage partiel en fin d’année 2008. Comme l’an passé, les PME (moins de 250 collaborateurs) font face au plus fort taux d’absentéisme avec 5,03% mais cette année, elles sont talonnées par les très grandes entreprises (plus de 1000 collaborateurs) avec un taux d’absentéisme équivalent de 4,96%.

« Il est important de préciser que les organisations de plus de 1 000 collaborateurs sont généralement multi-sites. Cette configuration peut être génératrice de freins pour la bonne réussite d’un projet de réduction de l’absentéisme si celui-ci n’est pas porté et relayé au sein des différents établissements » analyse Yannick Jarlaud, directeur du département absentéisme d’Alma Consulting Group. «  Par ailleurs, dans les grandes entreprises, la taille des équipes joue un rôle déterminant : plus celle-ci sera restreinte, moins élevé sera son absentéisme », continue-t-il.

La crise, un facteur générateur d'absence?

61 % des DRH observent un impact de la crise sur le taux d’absentéisme dans leur entreprise.Toujours selon les DRH interrogés, les principaux facteurs d’absentéisme sont dus à la démotivation des salariés (25 %); à la faible implication dans le travail (22 %); au faible sentiment d’appartenance à l’organisation (13 %), aux problèmes relationnels avec la hiérarchie / les collègues (11 %), et au manque d’attention de l’encadrement aux problématiques RH (9 %).Près de 90 % de l’absentéisme a pour motif la maladie. Cet absentéisme pour maladie est en hausse : +39 % entre 2006 et 2008. On observe une stabilité de l’absentéisme pour maladie professionnelle sur les quatre dernières années.

« Quel que soit le nom attribué, démobilisation, démotivation, faiblesse de l’engagement, manque d’intérêt pour le travail, dégradation du climat social… c’est bien la baisse d’engagement des salariés la cause révélée des absences. Un rapide total effectué dans l’analyse des raisons évoquées par les personnes intéressées, montre que plus de 60 % des racines de l’absentéisme sont relatifs à la démotivation. Si on ajoute le vieillissement de la population salariée dans nos entreprises on dégage les causes majeures et donc les pistes d’action possibles », analyse Yannick Jarlaud. 

Combien coûte l’absentéisme ?

Certaines théories mettent en avant que 1 % d’absentéisme équivaut à 1 % de la masse salariale. Or, ce ratio apparaît « simplifié » dans la mesure où chaque établissement, selon son organisation et sa gestion de l'absence, aura un coût de l'absentéisme spécifique.Dans le cadre du Baromètre de l'Absentéisme, en ne prenant en compte que le coût de maintien de salaire, le ratio varie fortement : Pour 12 % des répondants, le coût de maintien de salaire équivaut à plus de 4 % du montant de la masse salariale.


Les solutions de lutte contre l'absentéisme qui marchent

Parmi les cinq actions les plus mises en place par les répondants pour réduire l’absentéisme, la mise en place de contre-visites médicales n’apparaît pas efficace pour les DRH. On constate également que les incitations financières et sanctions disciplinaires ne donnent pas satisfaction. L'absentéisme n'est pas une fatalité, 9 DRH interrogés sur 10 affirment que l'absentéisme est une problématique sur laquelle il est possible d'agir et près de la moitié d'entre eux ont conduit ou conduisent un projet de réduction.« L’absentéisme n’est pas une fatalité uniquement liée à un état de santé mais une affaire de management. Au delà d’un seuil incompressible, il est l’expression au jour le jour de la mobilisation des salariés », indique Yannick Jarlaud.

Top 6 des actions les plus efficaces en 2009
  • Actions de prévention des ATMP
  • Amélioration des conditions de travail par l’ergonomie
  • Aménagement des postes de travail
  • Polyvalence des salariés
  • Formation de l’équipe d’encadrement

Entretiens de retour au travail

A propos d’ALMA Consulting GroupLe Baromètre de l’absentéisme a été réalisé par le pôle social d’Alma Consulting Group, dirigé par Olivier Gignoux et rassemblant 245 collaborateurs à fin 2008.  La mission d’Alma Consulting Group au sein de ce pôle : réduction des coûts de l'absentéisme, aide à la mise en place d'une politique de prévention des risques professionnels, l’optimisation de la tarification des taux d’accidents du travail, gestion en ligne des accidents du travail, maîtrise des charges sociales par la vérification et l’optimisation des cotisations assises sur les salaires, formations, prévention.. Leader européen du conseil opérationnel en réduction de coûts, Alma Consulting Group (CA 2008 : 252 M€ et 1500 collaborateurs au 31/12/08), fondé en 1986 par Marc Eisenberg, dont la rémunération est exclusivement indexée sur les résultats obtenus, identifie et dégage des économies de charges pour le compte de ses clients, moyennes et grandes entreprises, sans jamais remettre en cause leur organisation ni les acquis salariaux. Présent dans 10 pays dont la France (Espagne, Royaume-Uni, Italie, Pologne, Israël, Belgique, Allemagne, Portugal et Canada), Alma Consulting Group est plus particulièrement actif dans les domaines des charges sociales et risques professionnels (réduction et optimisation des charges, absentéisme, prévention,…), des charges fiscales et financières (immobilisations, environnement, immobilier, optimisation du BFR, rachat et recouvrement de créances), des frais de fonctionnement (télécom, énergie, flotte automobile…) du financement de l’innovation et de la recherche (Crédit d’Impôt Recherche, subventions nationales et européennes), de la protection sociale (retraite et prévoyance) et de la gestion actuarielle des organismes assureurs. Alma Consulting Group est agréé par l’OPQCM, certifié ISO 9001 nouvelle norme pour l’ensemble de ses activités depuis décembre 2003 et membre du Syncost, (Syndicat professionnel des sociétés de conseil opérationnel en optimisation des coûts).
Notez cet article
© 2007 RH Demain, le site des ressources humaines innovantes