Le groupe de travail réunissant syndicats, patronat, Etat et régions sur l’avenir de la formation professionnelle a remis jeudi 10 juillet ses conclusions à la ministre de l’Economie, Charistine Lagarde, et au secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez.
Ce groupe présidé par Pierre Ferracci, PDG du groupe Alpha et membre du conseil d'orientation pour l'emploi (COS) semble proposer une réforme timide.
Le contexte.
- Le gouvernement recherche des fonds. Il a évoqué à plusieurs reprises les 26 milliards d'euros de la formation professionnelle. Les sources de ce financement se répartissent entre les entreprises (11 milliards), les régions (3,2 milliards), l'Etat (4,4 milliards) et les collectivités publiques pour la formation de leurs agents (5,5 milliards).
- Bon nombre de rapports relèvent une gestion pour le moins critiquable de ces fonds
- Par ailleurs, les partenaires sociaux (qui font partie du groupe de travail) gèrent ensemble la partie la plus importante du système et craignent que l’Etat ne veuille faire main basse sur les fonds. Ils devraient engager une négociation sur ce sujet à la rentrée. Une de plus. Un calendrier déjà très chargé : des négociations sur l'assurance-chômage, la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) et le financement du paritarisme.
Les grandes lignes de ce rapport
Soucieux de garder la main sur un système qu'ils gèrent ensemble, ils préconisent un maintien du système de formation professionnelle, sa rationalisation, une meilleure coordination entre les différents acteurs et plus de transparence.
- Des actions pour sécuriser les parcours professionnels
- Une redynamisation du DIF et une revue du CIF
- Un alignement du taux de cotisation des plus de dix sur celui des moins de dix salarié
- Une réduction du nombre d’OPCA
- La mise en place d’un droit à la formation différé pour les jeunes sortant du système scolaire sans diplôme secondaire.