
Le ministre du travail a dévoilé cette semaine les conclusions du rapport sur la détermination, la mesure et le suivi des risques psychosociaux au travail. (Par Philippe Nasse et Patrick Légeron).
Ce rapport souligne le coût du stress dans les entreprises, évalué à 4% du PIB par le BIT, soit près de 60 milliards d’euros en France.
Au-delà de ces chiffres, les maladies psychiatriques en nette augmentation dans la sphère professionnelle provoquent des drames humains irréparables, comme en témoigne le nouveau suicide d’un salarié dépendant du Technopole Renault de Guyancourt.
Reconnaissant l’écart grandissant entre ce problème critique et des moyens de prévention insuffisants,
Xavier Bertrand a annoncé 9 propositions concrètes :
1- Construire un indicateur global tiré d'une enquête psychosociale évaluant simultanément les conditions sociales de travail et l'état psychologique du sujet ;
2- Utiliser comme indicateurs spécifiques les enquêtes nationales existantes et développer des indicateurs spécifiques supplémentaires à partir des mouvements de main d'œuvre, des arrêts maladie de courte durée et en exploitant les rapports de la médecine du travail et des inspecteurs du travail ;
3- Lancer des expériences pilotes dans la fonction publique ; 4- Analyser le rôle des incitations dans le fonctionnement de la branche Accidents du travail et maladies professionnelles de la CNAM-TS ;
5- Recenser les suicides de salariés au travail et procéder à une analyse psychosociale de ces suicides (« autopsie psychologique ») ;
6- Lancer une campagne publique d'information sur le stress au travail ; 7- Former les acteurs au sein de l'entreprise et renforcer leur rôle ; 8- Créer un portail Internet pour l'information des entreprises et des salariés ; 9- Charger le futur Conseil d'orientation des conditions de travail de suivre la mise en œuvre de ces actions. Pour lire le rapport dans son ensemble, cliquez ici.